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St-Vaast de Daussois

Lorsque le 24 septembre 1960, l’Association des Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre et Meuse voit le jour, la Marche militaire St-Vaast de Daussois est présente.

Elle répond en tous points aux critères imposés à savoir : constituer une compagnie militaire, escorter une procession traditionnelle suivant un itinéraire fixé et cela depuis suffisamment longtemps que pour être entré dans les mœurs.

C’est en effet en 1713, qu’apparaît pour la première fois, dans les Archives du Chapitre Collégial de Walcourt, la mention selon laquelle « la jeunesse de Daussois a accompagné la procession de Notre-Dame de « Walcourt ». Des comptes communaux de Daussois, reposant aux Archives de l’Etat à Namur ainsi qu’aux Archives Générales du Royaume à Bruxelles, font mention pour 1751, 1764, 1791, 1811 et 1813 d’achats de poudre pour les décharges, ces dépenses étant à charge de la communauté. Précisément en 1813, la compagnie de Daussois était composée de 24 jeunes gens du village et d’un volontaire.

La ferveur et la piété des habitants de Daussois envers Notre-Dame de Walcourt n’étaient pas moindre que celle des pélerins venus de loin.

Il s’est perpétué la relation orale que lorsque venait la procession de la Trinité, Daussois se vidait de tous ses habitants.

On comprend mieux, dès lors qu’en juin 1815, alors que Napoléon a de nouveau envahi nos terres et que l’interdiction du port des armes a été décrétée, cinq braves malots (surnom des habitants de Daussois) aient voulu se rendre à Walcourt pour escorter Notre-Dame, avec des bâtons en guise de fusil.

Ils furent les seuls à lui rendre cet honneur et en découla, en guise de raillerie, ce quatrain devenu proverbial et qui n’a de saveur que lorsqu’il est dit dans le patois qui est le nôtre :



« En montant Djerlimpont

Avous nos guètes è nos blancs pantalons
Nos èstons les cins d’Dausseu

Quat’pèlès è y’in tondu. »



De tous temps, les officiers de la marche ont acquis leurs galons ou leurs étoiles lors du traditionnel « passage des places ». Il s’agit d’une mise aux enchères de chaque poste d’officier, celle-ci reposant sur certains critères, notamment d’assiduité aux sorties officielles du corps d’office. Cet événement clôture la journée de la « dernière sortie » de l’ancien corps. Il se déroulait jadis le jour de l’Ascension et sur la place publique. Depuis sa création en 1876, la société de musique locale dénommée « L’Union Ouvrière » a toujours participé à la marche de son plein gré et ce jusqu’à sa disparition vers 1950. Depuis la création d’un comité en 1960, la marche s’est assurée, tant bien que mal, le concours de l’une ou l’autre société de musique extérieure. Cela s’avère aujourd’hui, plus que nécessaire, étant donné l’actuelle prédominance folklorique de nos marches.

Disons aussi un mot sur les autres prestations de la Marche. Le lendemain de la procession à Walcourt, elle « fait » le lundi. C’est en quelque sorte le jour de relâche et après une messe dédiée aux marcheurs défunts, la marche débute sa série de décharges aux autorités et aux officiers en déambulant dans le village.

Le dimanche suivant, la marche accompagne à nouveau une procession. Celle du Saint-Sacrement, mais cette fois, dans ses propres murs, à Daussois.

Cette institution, peut-être mieux connue sous le vocable de la Fête-Dieu, c’est sans doute à l’image des « grandes processions » que ces processions de village se développèrent tout au long du Moyen-Age. Cette tradition s’est toujours maintenue à Daussois malgré une lente et progressive désaffection des fidèles y participant.

La marche de Daussois doit être vue. Elle regroupe sapeurs, grenadiers, voltigeurs, zouaves et la toujours « célèbre » dernière guérite composée des plus anciens et plus aguerris ! Que ce soit à Walcourt ou à Daussois.

IMPORTANT ! Pour sa participation sans faille à la procession de Walcourt, Daussois a le privilège d’ouvrir le cortège de la Trinité.

 

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Livre "Cerf6ontaine, six Villages, six Marches"

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